Le concept

Concept : expédition scientifique trans-africaine
Regard sur l’Afrique des cimes, de pics en pics, un voyage d’aventure au coeur des montagnes africaines, 100 000 Km, à travers 47 pays ; 24 mois sur la trace des grands Naturalistes et Explorateurs..
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Dernières Infos,
Le contexte : la Montagne, biodiversité menacée ?
Pourquoi la Montagne ? Pour l’étudier, la vivre et la préserver.
De la même façon que les océans et les forêts tropicales, la Montagne est un élément indispensable à la vie sur terre. Elle constitue un réservoir de biodiversité pour la planète et représente une source d’eau douce pour la moitié de l’humanité. Elle abrite une grande variété de végétaux et d’animaux dont certaines n’existent nulle part ailleurs.
La diversité biologique des montagnes remplit plusieurs fonctions écologiques importantes. L’intégrité des sols est capitale du point de vue des services procurés par les écosystèmes et des besoins humains. On se réfère souvent aux montagnes comme à des « châteaux d’eau naturels » car elles abritent les sources des rivières qui sont également vitales pour le maintien de la vie dans les zones densément peuplées en aval.
Le couvert végétal naturel et semi-naturel des montagnes aide à la stabilisation des eaux en amont, à empêcher les inondations, et à garantir des écoulements stables tout au long de l’année tout en facilitant le passage de l’eau de pluie vers les nappes aquifères souterraines.
La diversité biologique des montagnes contribue au bien-être des êtres humains bien au-delà de sa proximité immédiate et s’avère essentielle à la gestion du débit des eaux sur des bassins fluviaux entiers.
La rétention du sol et la stabilité des pentes sont étroitement liées à l’étendue de la végétation aérienne et souterraine, toutes deux essentielles à la résilience des écosystèmes après une perturbation. La riche diversité fonctionnelle des végétaux peut aussi accroître la capacité de récupération des écosystèmes de montagne et, en cas de perturbation extrême, fait souvent obstacle aux phénomènes à fort dégagement d’énergie, tels que les éboulements et les avalanches.
En Afrique, la montagne constitue un espace à part, un espace que le froid et la rudesse du climat rendent moins valorisé, moins étudié. Mal connus dans le processus de développement du continent, la montagne remplit plusieurs fonctions que nous aborderons : une fonction humaine et sociale, écologique et économique.
Chacun d’entre nous, où que nous vivons, partageons la responsabilité ; de protéger la biodiversité des montagnes.
C’est pourquoi une étude originale de la biodiversité de la montagne africaine nous semble chargé de sens :
- les sociétés montagnardes, leurs pratiques, leurs coutumes, leur agriculture ;
- l’environnement, son exploitation, sa faune, sa flore, sa préservation et sa valorisation ;
sont parmi les thèmes que nous aborderons.
Le programme de travail de l’expédition Regard sur l’Afrique des cimes est centré sur les caractéristiques et les problèmes propres à la diversité biologique des montagnes, à savoir :
* la concentration particulièrement élevée de « points chauds » que recèlent les régions de montagne, y compris une large diversité écosystémique, une grande richesse des espèces, un nombre important d’espèces endémiques et menacées et une grande diversité génétique des cultures, des animaux d’élevage et de leurs espèces sauvages apparentées ;
*) la diversité culturelle et le rôle central que jouent les communautés autochtones et locales dans la conservation et la gestion de la diversité biologique des montagnes ;
* la fragilité des écosystèmes et des espèces de montagne et leur vulnérabilité face aux perturbations d’origine humaine ou naturelle, notamment les changements d’affectation des sols et l’évolution du climat (recul des glaciers, progression de la désertification, etc.) ;
[Les montagnes Africaines]
Si les systèmes agricoles traditionnels tels que les aménagements en terrasse peuvent être bénéfiques aux écosystèmes de montagne, la culture itinérante sur brûlis et les feux de brousse conduisent à la déforestation, à leur conversion en parcelle de culture et en terrains de pâturage, facteur accélérateur des phénomènes d’érosion et de raréfaction de la ressource en eau.
Presque partout, les montagnes africaines abritent une diversité culturelle et biologique importante. Certaines de ces régions ont un statut juridique de réserve naturelle ou de réserve forestière, plus ou moins bien respectés
La récente réserve d’Amani en Tanzanie, se trouve à plusieurs milliers de mètres au-dessus du niveau de la mer, le parc national impénétrable montagneux forestier de Bwindi en Ouganda, qui abrite plus de la moitié de la population mondiale de gorilles, en sont de bons exemples.
Beaucoup de régions de montagne sont des refuges pour des peuples autochtones particuliers, notamment les Ogiek, chasseurs-cueilleurs de la forêt de Mau au Kenya, les peuples pygmées des montagnes de Bwindi et de Mgahinga en Ouganda.
Actuellement, la plupart des montagnes et des régions montagneuses de l’Afrique sont considérées comme des écosystèmes fragiles, pas uniquement du fait des pressions démographiques élevées et de leur gestion inadaptée.
La surexploitation et les coupes à blanc des forêts en sont les causes les plus courantes. Les impacts touchent non seulement les fonctions environnementales des montagnes, affectant finalement l’ensemble de la société du fait qu’ils concernent l’eau plus particulièrement, mais aussi la base de vie des millions de résidents en montagne tout autant que ceux en aval.
Le Mont Oku et l’Ijim Ridge au Cameroun en sont des exemples, connus pour avoir perdu jusqu’à 30% de sa couverture forestière entre 1987 et 1995.
La recherche a récemment prouvé que la limite écologique des formations forestières du Mont Kilimanjaro semble avoir reculée d’environ 800 mètres au cours du dernier quart de siècle, une tendance qui est considérablement plus préjudiciable à l’environnement et aux populations qu’à la réduction de la calotte glacière et la neige couvrant les crêtes du Mont Kilimanjaro, considérée plutôt comme une conséquence du réchauffement planétaire.
Le changement climatique
Les scientifiques ont montré depuis quelques années qu’un changement climatique est en train de se produire à l’échelle de notre planète. Nous savons maintenant que l’homme, par ses activités, y participe. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire avec précision quelle sera l’ampleur des changements climatiques, à quel rythme ils se produiront et où ils seront les plus marqués.
Les modifications du climat jouent sur la végétation. Aussi, des réseaux de chercheurs se mettent en place afin d’étudier l’évolution de la végétation en fonction de ces changements. Des études en cours en Europe et en Amérique du Nord montrent par exemple une tendance à l’apparition d’un printemps plus précoce.
Paradoxalement, très peu de programmes étudient cette question en montagne, alors qu’il est admis que l’incidence des modifications climatiques sur la végétation serait plus rapide et plus importante en altitude.
Alors qu’en est-il dans les montagnes Africaines ? Comment répond la végétation aux changements climatiques selon l’altitude ?
Pour répondre à ces questions, nous avons lancé un programme de recherche dénommé Regard sur l’Afrique des cimes, qui concerne l’ensemble des montagnes Africaines
Pour en savoir plus :
Convention sur la biodiversité biologique (CDB )
Lisez la convention !
Assurer la pérennité de la vie sur terre La Convention sur la diversité biologique : pour la nature et le bien-être de l’humanité
Voir en ligne : http://www.biodiv.org/
Lire les compte rendus des Réunions de la Conférence des Parties (COP 7), particulièrement Décision VII/27 : Diversité biologique des montagnes |ici
Convention Cadre sur les Changements Climatiques
Vous pouvez parcourir également les autres traités de référence internationaux auxquels nous faisons référence dans le site :
Convention pour combattre la désertification

- CITES
Convention sur le Commerce International des Espèces en Dangers (CITES), Washington (USA), 1973
CITES est un accord international entre gouvernements visant à assurer ce commerce international des spécimens d’animaux sauvages et des plantes non menacées
Convention sur les Espèces Migratrices CMS (ou Convention de Bonn) vise à conserver les espèces terrestres, marines et spatiales. Read a translation of this article English Español

